Yann Tiersen : voyage à Ouessant

On connait tous certaines mélodies de ce compositeur rendu internationalement connu pour la bande originale d’un film dont la poésie a marqué toute une génération. Si c’est l’univers bucolique de Jean-Pierre Jeunet qui a été le déclencheur de cette appétence pour la musique de Yann Tiersen, ce dernier est devenu le symbole-même de la mélancolie et de l’introspection. Après neuf albums, ce multi-instrumentiste brestois revient cette année avec un nouvel opus sobrement baptisé « Eusa » (Ouessant en Breton), cinquante-sept minutes de balades au piano, captées en extérieur sur l’île puis travaillées au mythique studio d’Abbey Road à Londres.

Sur scène, c’est à Nantes et à la Philharmonie de Paris que Yann Tiersen a proposé une performance d’une subtile modestie. Un piano à queue, un violon et un piano-jouet, recouverts d’un rayon de lumière tamisée et d’une lampe vers laquelle le regard vague à l’âme prend repère tout au long du récital, comme un phare dans une brume électrique lointaine. L’ambiance sonore de l’île d’Ouessant, avec son ressac et ses oiseaux voyageurs enregistrés sur un magnétophone, accompagnent l’artiste durant ses enchaînements mélodiques. « Ce que nous sommes est relativisé par le lieu et l’heure où nous nous trouvons » a dit Yann Tiersen au sujet d’une expérience qui lui fît changer de vision sur la vie et la nature. Sa musique, quant à elle, nous permet d’être nulle part et partout à la fois.



Ecouter Eusa

 

yann tiersen eusa

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